Pour créer une entreprise unipersonnelle, c’est-à-dire créer seul son entreprise, le choix de statut juridique s’orientera vers la SASU (Société par Actions simplifiées Unipersonnelle) ou l’EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité limitée). L’EURL est une SARL mais avec un associé unique, qui sera donc souvent le gérant de sa propre entreprise, cependant il peut nommer un gérant, qui sera alors salarié.
La SASU est une SAS mais avec un actionnaire unique, qui sera donc forcément le président de sa propre société et salarié. Il peut nommer un dirigeant qui sera alors directeur général. Alors, SASU ou EURL ?

Les points communs entre SASU et EURL

Le capital social est de 1€ au minimum et la responsabilité de l’entrepreneur individuel est limitée à son capital. Pour ces deux formes juridiques le créateur d’entreprise pourra choisir sa « formule » d’imposition IS (Impôts sur les Sociétés) Ou IR (Impôts sur le Revenu), cependant si l’option IS est choisie par L’EURL, elle est irrévocable, et à contrario si l’option IR est choisie par la SASU, elle est établie pour 5 années maximum. L’évolution vers une SARL (pour l’EURL) ou SAS (pour la SASU) est possible et simplifiée, cependant pour l’EURL cela implique un changement de régime fiscal.

– La SASU : Avantages et inconvénients

Sur le plan social, le président de la SASU est assimilé salarié, à ce titre il bénéficie de la même protection sociale qu’un autre salarié, cependant les charges sociales seront plus importantes. La rédaction des statuts est libre. Par ailleurs, si le président ne se rémunère pas, il ne paye pas de charges sociales. Les bénéfices ne sont pas soumis aux cotisations sociales. Les dividendes ne sont soumis aux cotisations sociales qu’à hauteur de 15%. Une autre activité est cumulable avec ce statut puisque que le gérant peut être une personne morale.

– L’EURL : Avantages et inconvénients

L’EURL permet une gestion administrative moins conséquente (déclaration annuelle de revenu) et donc moins onéreuse. Les obligations liées à la gestion sont allégées, et les dividendes sont soumis aux prélèvements sociaux ET au RSI.
Les statuts sont cependant encadrés par la loi, et des cotisations sociales minimum sont dues, même s’il n’y a pas de rémunération.
Les éléments ci-dessus vont peut-être pouvoir vous orienter, Chaque statut juridique présente ses avantages et ses inconvénients, et l’analyse sera et dépendra des désirs et des objectifs du créateur d’entreprise. Il est opportun dans tous les cas, et afin de mettre toutes les chances de réussite de votre côté, de vous rapprocher d’un professionnel qui saura prendre toutes les données et options en considération afin d’opter pour la meilleure formule.

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